Bernard Thibault: "Il n'y a pas de pays où le syndicat se porte bien" Loi Pinel 2019

Bernard Thibault: "Il n'y a pas de pays où le syndicat se porte bien"

 Loi Pinel 2019
Contenus et formulaires en pinel
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Une réunion annuelle de la Conférence internationale du Travail, à laquelle participeront des représentants des gouvernements membres de l'OIT, des syndicats et des employeurs, se tiendra lundi à Genève. En douze jours, cette organisation des Nations Unies chargée de définir les normes sociales internationales, à l'occasion de son centième anniversaire, est au centre des débats. L'ancien Secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, représente actuellement des travailleurs français au sein de l'organe directeur de l'OIT. Pour lui, ce grand fer à repasser, qui participera à Emmanuel Macron mardi, devrait pouvoir renforcer les ressources de l'Organisation internationale du Travail, alors que la situation des droits sociaux dans le monde se dégrade.

À quoi s'attendre d'elle 108e Conférence internationale du travail?

Outre les mémoires, cette date devrait être l’occasion de marquer le jalon de l’OIT, à savoir le souvenir de l’agence des Nations Unies pour la promotion de la justice sociale. La situation des droits sociaux dans le monde est très discutable. Les chiffres sont convaincants: 60% de la population active mondiale travaille dans l’économie informelle, 74% de la population n’est pas vraiment un système de protection sociale, la moitié vit dans des pays qui ne protègent pas le droit de négociation collective; victimes. Lorsque l’extrême pauvreté est réduite, on peut constater que les inégalités continuent de s’accroître. L'incertitude qui prévaut, l'instabilité de la relation de travail. L'intensité de cette incertitude est susceptible de varier d'un pays à l'autre, mais cette tendance est globale. Dans cet esprit, décidons-nous de donner à l'OIT de nouveaux outils, de nouveaux droits? Ou sommes-nous satisfaits et avons-nous le risque de discuter d'une nouvelle déclaration qui réaffirme les principes d'innombrables textes et qui ne change pas la situation?

Comment renforcer l'OIT?

Une meilleure coordination entre les institutions internationales est nécessaire. Il y a un vrai désordre. Dans de nombreux pays, le FMI, en tant qu’ajustement des dépenses publiques, appelle les pays à violer les normes internationales du travail de l’OIT. L'emprunt grec a donc été contraint d'abaisser le niveau de ses retraites. Au Maghreb, les interventions du FMI ont sapé des décennies de dur labeur visant à créer un système de protection sociale. Parallèlement, nous devons penser aux sanctions. Depuis sa création, le système de l'OIT repose sur la volonté des pays d'appliquer les normes du travail. Ce n'est pas suffisant, c'est très différent d'un pays à l'autre. C'est effrayant car cela facilite le dumping social.

En l'absence de sanctions, certains pays ne participent pas au jeu?

L’Organisation internationale du Travail est un comité d’audition des opinions politiques nationales. Certains pays ont des opinions hypocrites. Ils demandent à l'OIT de faire des choses qu'ils ne respectent pas dans leurs politiques. La France n’est pas trop mal placée pour respecter ses obligations, l’Espagne étant le deuxième pays au monde après 127 pays à avoir conclu 189 accords. Le droit français est toujours soumis au droit mondial. Cela s’applique, par exemple, au sort des travailleurs migrants. Les conventions internationales prévoient qu'ils bénéficieront du système de protection sociale du pays dans lequel ils exercent leurs activités, ce qui n'est pas le cas des travailleurs détachés en France.

L'augmentation de la précarité de l'emploi ira-t-elle de pair avec un durcissement du droit du travail?

S'il existe, le droit du travail est moins collectif et de plus en plus individuel. Nous le voyons avec ce que les employeurs appellent "Nouvelles formes d'emploi", t Travailleurs de la plate-forme numérique, exploitants d'automobiles, parfois forcés d'entrepreneurs … Activités organisées dans le monde entier pour organiser des collectifs utilisant des technologies transversales dans des proportions qui n'étaient pas disponibles jusqu'à présent. Les approches politiques protègent ce modèle. C’est le moyen de supprimer du droit du travail des dizaines, voire des centaines de milliers de personnes.

Le monde du travail connaît de profonds changements. Que secoue le BIT dans ses missions?

L'économie a considérablement changé. Il est géré par moins de pays eux-mêmes que certaines entreprises internationales. Les entreprises devraient également être contrôlées pour rendre l’OIT plus efficace. Aujourd'hui, 80 000 entreprises internationales emploient directement 240 millions de personnes et affectent le travail d'un employé sur cinq dans le monde. Au cours des quinze prochaines années, cette proportion passera à un employé sur quatre. Mais pour ces entreprises multinationales, les fondations financières sont beaucoup plus élevées que les pays. Et plus souvent, les multinationales disent ce qu’elles devraient être, ce que les politiciens appellent le PDG de la société. Ou, si cela se produit, comme cela est parfois le cas avec Bercy en France, il s’agit plus d’un théâtre de la communication. Il est inévitable que les entreprises soient tenues de respecter les normes internationales du travail. De ce point de vue, la loi française sur l'obligation de diligence est intéressante, obligeant les entreprises à veiller à ce que leurs sous-traitants respectent les droits fondamentaux du travail, même si cela peut ne pas aller assez loin.

Le développement des plateformes numériques complique-t-il la tâche?

L’OIT doit adopter de toute urgence de nouvelles formes d’emploi et clarifier certaines situations. Certaines personnes pensent qu'il s'agit d'un type de relation de demain, mais nous devons mesurer l'impact social et les risques des personnes dans cette situation. L’OIT a été créée en partant du principe que, s’il n’y avait pas de travail pour la justice sociale, la tension et les guerres internationales risquaient d’être dangereuses. C’est le fondement de l’OIT. Croire que c'est derrière nous, c'est cacher votre visage. De nos jours, plusieurs tensions, nationalisme, racisme se mesurent en termes de société, d’instabilité et d’insécurité.

Mardi, le président Macron appellera un "Plus de mondialisation sociale" OIT. La semaine dernière, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a organisé un "G7 social". La France veut être un leader?

Le discours d'Emmanuel Macron est certes très généreux, il est exemplaire du droit international du travail, mais il peut aussi être en conflit avec sa politique nationale. Il n'est pas le premier à faire ça. Je me souviens du discours de Nicolas Sarkozy devant les travaux des actionnaires de l'OIT qui se moquaient bien des employés … Ce jour-là, il était plus bien accueilli que l'ancien président brésilien Lula! Il y a aussi un effet de tribune …

Selon vous, quels choix de gouvernement sont contraires à l'objectif de justice sociale de l'OIT?

L’un des moyens de lutter contre les inégalités en France a été de donner une place de choix aux conventions collectives, en particulier dans les domaines d’activité, afin que le social ne soit pas une variable corrective. Mais cette logique a récemment été sapée. À l'heure actuelle, la politique française est digne de l'OIT présentée par l'OP et la CGT, des ordonnances Macron et du cadre des sentences pour licenciement abusif des tribunaux du travail. Récemment, le rapport de la Commission des droits de l'homme des Nations unies a également révélé la brutalité des forces de police dans les manifestations françaises. Cependant, le gouvernement a simplement rappelé la disqualification selon laquelle ce comité n'avait aucun pouvoir légal sur un État souverain. C'est agaçant.

Les syndicats relèvent-ils les défis?

Bien sûr, les syndicats ont une responsabilité. Mais il ne faut pas oublier la situation: le mouvement syndical a été déstabilisé à cause de l'incertitude, des nouvelles formes d'emploi, de l'instabilité de l'emploi, de la remise en cause des droits syndicaux. Il n'y a pas de pays au monde où les syndicats sont en bonne santé.

Que devraient-ils faire pour influencer le monde du travail tel qu'il est actuellement?

Il n’ya pas de secret, car le syndicat peut participer à l’organisation et au contenu du travail dans toutes les catégories d’employés et de façons de travailler. Les syndicats ont pour tâche de s’adapter à la population active dans les conditions actuelles, et non aux salariés, de s’adapter à des structures qui ne leur correspondent pas.

En France, les syndicats, qui sont les principales CGT, ont des difficultés à se mobiliser. Existe-t-il des exemples d'activités syndicales dans le monde?

Pour mobiliser, vous devez d'abord organiser. Alors ce nombre est cette force. Je crois en la capacité de la coalition entre syndicats, organisations non gouvernementales, consommateurs et citoyens de modifier les conditions et les objectifs du travail.

Mais les conflits globalement coordonnés sont rarement … Pourquoi?

Plusieurs multinationales favorisent la concurrence, voire la concurrence entre leurs sites et leurs employés dans différents pays et entre leurs sous-traitants. Les membres des syndicats ont besoin d'une vraie conscience avec leurs homologues d'autres pays. Bien qu'il y ait peu de conflits visibles et largement médiatisés dans le monde, un grand nombre de coopérations syndicales internationales s'orientent vers des positions gigantesques, parfois avec des terrains en terre battue. C'est l'ingérence d'autres syndicats qui a conduit Vinci à modifier ses pratiques sur les chantiers de construction au Qatar. Cependant, si le mouvement syndical est interdit. Le 17 juin, tous les syndicats seront invités par la Confédération syndicale internationale à défendre ensemble les droits sociaux.

Amandine Cailhol